Réunion de lundi. Tu as une objection claire, tu la formules parfaitement dans ta tête. Tu ne la dis pas. Tu ressors énervée contre toi, et tu remâches jusqu'au soir.
Dimanche midi, une réflexion de ta mère sur ta façon d'élever tes enfants. Tu te promets de ne pas réagir. Deux minutes plus tard, tu as répondu sèchement, et tu culpabilises toute la semaine.
Une amie te demande un service, tu es déjà à saturation. Tu dis oui. Encore. Et le soir tu t'endors en te demandant pourquoi tu fais toujours ça.
Tu as lu, écouté, analysé. Tu sais même expliquer ton fonctionnement aux autres. Mais entre le moment où ça se déclenche et le moment où tu réagis, il n'y a toujours pas d'espace. C'est exactement cet espace qu'on va créer.
« J'ai toutes les clés en main, mais le passage ne se fait pas. »